Les facteurs écologiques les plus suceptibles d'influencer la répartion des espèces de poissons, sont le courant, la quantité d'oxygène dissous, sans oublier naturellement les facteurs nutritionnels, ce sont ces facteurs qui déterminent essentiellement la classification en zones piscicoles. Mais ces zones, pour aussi précises qu'elles soient, ne sont jamais exclusive. Il est tout à fait possible dans, une vraie rivière à truites, d'y pêcher un brochet qui y aura trouvé les conditions qui lui conviennent, de la même façon il arrive que l'on capture une truite (souvent de très belle taille) dans l'Oise (à la zone confluence avec le Sausseron) par exemple)  ou dans la Seine.

La rivière dite "salmonicole" est donc caractérisée par des températures moyennes comprisent entre 4 et 12°C. Les eaux sont vives et fraîches, bien oxygénées, vous trouverez ci-dessous les principales espèces salmonicoles et les espèces dites d'accompagnement.

Ces caractériques correspondent généralement à la classification piscicole de "1ère catégorie".

Chabot

(Cottus gobio (troisième poisson sur l'image).)
Cottidés
Décrit par Linné en 1758
Un tête énorme précédent un corps qui s'amincit jusqu'à la queue. Les écailles minuscules sont couverte d'un abondant mucus. la nageoire dorsale comprend deux parties, la première courte (6 à 8 rayons) à peine séparée de la seconde plus longue (16 à 18 rayons). L'anale est également longue (12 à 14 rayons). Sur la tête les yeux sont placés très haut alors que l'opercule porte une pointe dans sa partie antérieur. Les pectorales sont élargies en éventail. (poisson du bas sur l'image fournie)
Coloration brun-grisârte, plus claire sur les flancs est marquée de marbrures sombres. Des bandes sombres marquent les nageoires.
échabot, sabot, cabron...
les sujets dépassent rarement 10 cm.

Le chabot hante les eaux rapides où il accompagne fréquemment la truite. il fréquente également les bords des lacs à fond de pierre, de sable et de gravier. Il fuit la vase et ne supporte guère les plus faibles traces de pollution. Le jour il se cache sous les pierres, à l'abri de la lumière. Le chabot se prend accidentellement à la ligne. Son utilisation pour appâter les lignes est parfois interdite.

Oui

Epinoche

(Gasterosteus aculeatus)
Gastérostéidés
Décrit par Linné en 1758
Les épines redressées lui servent à échapper à certains prédateurs mais elle doit les rabattre pour nager, ce qui entraine une drôle de danse avec les prédateurs.
corps couvert de plaques osseuses certaines nageoires sont réduites à épines.
au moment de la reproduction le mâle se pare de couleurs très vives où dominent le bleu et le rouge.
stichling, estranglo-cat, estancelin, arselet, spinaubé, spinavaou…
4 à 8 cm.

Impossible de passer sous silence ce petit poisson que le pêcheur maudit mais qui est souvent la première prise des enfants. Ceux-ci la pêchent pour la conserver en bocal à l’aide d’une simple branche équipée d’un fil terminé par une épingle pliée sur laquelle ils accrochent un vers. L’épinoche est parfois la seule habitante de certains fossés et petites mares. On la rencontre dans toutes les eaux douces et marines.

Oui

Lamproie de Planer

(Lampetra planeri)
Pétromyzonidés
Décrit par Bloch en 1756
Ce petit animal qui ressemble à un gros ver dont la tête porte une ventouse a une vie bien éphémère. Les jeunes vivent dans la vase durant 3 à 5 ans, se métamorphosent, deviennent adultes avec une vie libre, pondent et ensuite meurent.
corps serpentiformes équipé de nageoires peu développés. Le disque labial n'est garni de dents que dans se partie supérieure. (poisson du haut sur l'image)
Le dos est gris-vert, le ventre blanc alors que les flancs sont jaunes.
chatouille, sucet, sept trous, sucepierre...
12 à 20 cm

Cette lamproie vit uniquement en eau douce, en général dans la partie haute des cours d'eau. Les adultes ne semblent pas se nourir alors que les larves filtrent les micro-organismes.

Oui

Loche Franche

(Nemaleilus barbatulus)
Cobitidés
Décrit par Linné en 1758
Sur le fond un peu envasé de la rivière à truite, un nuage se soulève. Le responsable n'est autre qu'un poisson allongé et particulèrement discret: la loche franche
Le corps allongé, presque cylindrique est couvert d'écailles minuscules, quasiment invisibles. La ligne latérale demeure très apparente. Les nageoires ventrales se situent en arrière, à l'aplomb des pelviennes. Le bord postérieur de la caudale est lègerement echancré. La lèvre supérieur porte 6 barbillons, le plus long se situant en arrière. (1er poisson sur l'image fournie)
Des tâches sombre marbrent la teinte brune du dos et des flancs alors que les ponctuations noires des nageoires forment des lignes parallèlens au bord libre.
locho, lochou, louchia, dormille...
aux alentour de 8 cm, les plus gros sujets atteignent 18 cm.

la loche franche accompagne normalement la truite dans les eaux fraîches. Elles est plus abondantes sur les fonds de sables plus ou moins vaseux (amont des obstacles par exemple). En lac elle fréquente la zone littorale. Ses moeurs nocturnes et sa vie benthique font qu'elle passe souvent inapercue.

Oui

Omble chevalier

(Salvelinus alpinus)
Salmonidés
Décrit par Linné en 1758
Déjà à l’époque glaciaire, il vivait dans nos eaux douces, migrant en mer, comme encore en Scandinavie. Aujourd’hui, il demeure dans les lacs profonds et froids.
forme caractéristique des salmonidés.
dos gris bleuté, flancs plus clairs marqués de points jaunâtre ou orangés, plus ou moins visibles. Le ventre est rosé.
omble arctique, omble du Canada
de 30 à 55cm.

L’omble chevalier vit dans les zones profondes des grands lacs de montagne où il a parfois été introduit. Les alevins se nourrissent de planctons puis de larves, de vers, de mollusque, d’insectes ou encore de poissons. Les ombles pondent en général en décembre, sur des gravières (omblières) situées en profondeur (50 à 100m) et se capturent, entre 20 et 70m de profondeur, à la ligne de traîne équipée de cuillers ondulantes. Cette pêche demande des équipements particuliers (notamment un « tour de train », sorte d’énorme moulinet).

Non

Omble de fontaine

(Salvelinus fontinalis)
Salmonidés
Décrit par Mitchill en 1815
Un poisson aux couleurs vives, se défendant avec vigueur, au bout de la ligne : un magnifique poisson de sport. Quel dommage qu’il ne s’adapte plus à nos eaux !
diffère de l’omble chevalier principalement par sa coloration.
dos verdâtre marqué de taches jaunâtres irrégulières et flancs plus clairs parsemés de taches jaunâtres, noires et rouges. Le ventre a une couleur rouge orangée, les nageoires situées sur la face ventrale sont soulignées d’un liseré blanc.
saumon de fontaine, omble de ruisseau…
en Europe, il ne dépasse que rarement 45 cm pour un poids d’1 kg.

L’omble fontaine se cantonne dans les eaux froides et claires. Originaires d’Amérique du Nord cette espèce ne se maintient dans nos eaux que par des repeuplements et mord avidement sur les appâts ou leurres qui lui sont présenté.

Non

Ombre commun

(Thymallus thymallus)
Thymallidés
Décrit par Linné en 1758
L’ombre se pêche essentiellement à la mouche artificielle et en surface. On utilise généralement des mouches de taille réduite.
des écailles de grande taille couvrent le corps fusiformes et élancé. La nageoire dorsale longue (20 à 24 rayons) et haute lui a valu le nom de « porte-étendard ». La bouche, petite, se situe nettement sous la tête. Le dos porte une petite nageoire adipeuse et la caudale est fourchue.
selon les habitats, la coloration de l’ombre commun va du gris-argenté au brun-vert. Les écailles sont marquées de taches brun-foncé.
ombrette, ombret, oumbré, porte étendard, rabaner, Asch…
de 30 à 50 cm, pour un poids de 300 g à 1kg, rarement plus.

L’ombre se trouve limité aux eaux courantes et fraîches où il vit en groupes. Il se nourrit essentiellement d’invertébrés (larves, insectes, crustacés…). L’ombre est autochtone dans l’Est (Rhin, Moselle), les bassins du Rhône et de la Loire. Les introductions réalisées avec succès dans d’autres zones géographiques ont permis d’étendre son aire de répartition.

Non

Saumon atlantique

(Salmo salar)
Salmonidés
Décrit par Linné en 1758
corps fusiforme, nageoire caudale large (le saumon est fait pour nager rapidement).
l’adulte possède un aspect métallique : dos bleuté, flancs argentés et ventre blanc. Les jeunes sont plus colorés avec des pointes rouges et bruns ainsi que des « empreintes de doigts » brun-clair sur les flancs
parr (juvéniles) ; smolt, tocan, tacon ; madelaineau, castillon (saumon de première montée)…
si les gros saumons d’hiver de l’Allier atteignent parfois le mètre et une vingtaine de kilos, les poissons qui effectuent leurs premières montées ne dépassent guère 50 à 60cm pour 2 à 4kg.

C’est un migrateur qui naît en rivière et passe sa phase de croissance en mer, au large du Groenland et des îles Féroé. Au terme de leurs croissances, les organes reproducteurs se développent et les poissons entament leurs migrations de retour vers les cotes. Suivant des routes marquées par les étoiles puis par l’odeur dégagée par les jeunes poissons, ils retrouvent leurs rivières natales. Au moment de la reproduction, le mâle se pare de couleurs vives (ponctuations rouges et brunes) et l’extrémité de sa mandibule se courbe en crochet (bécard). Après la ponte, les poissons se laissent dévaler vers la mer. Les plus faibles meurent (charognard), les autres (ravalés ou saumons de descente) repartent en mer avant de revenir pour un ou plusieurs autres cycle de reproduction.

Non

Truite arc-en-ciel

(oncorhynchus mikiss)
salmonidés
Décrit par Walbaum en 1792
Originaire d’Amérique du nord, la truite arc-en-ciel est arrivée en France en 1860. Très coloré elle est largement élevée en pisciculture. Elle sauve bien des pêcheurs de la bredouille.
corps fusiforme pareils à ceux des autres salmonidés.
la bande irisée longitudinale qui marque les flancs lui a valu son nom. La coloration générale, varie selon les races et le milieu de vie : dos vert-gris, ventre blanc. Des points noirs marquent l’ensemble du corps et les nageoires caudales, ce qui la différencie des autres truites.
arc-en-ciel, truite saumonée (à tort)…
jusqu’à 50cm.

L’arc-en-ciel originaire d’Amérique du Nord supporte des eaux moins fraiches que la fario. Elle ne se reproduit qu’exceptionnellement en France et ne demeure dans nos eaux que grâce à des introductions régulières. Poisson typique d’élevage, la truite arc-en-ciel se montre moins méfiante que l’espèce commune.

Oui

Truite commune (ou Fario)

(Salmo trutta)
Salmonidés
Décrit par Linné en 1766
Le seul animal capable de rassembler, un matin de mars, plus d’un million de Français au bord des rivières. C’est elle, madame la Truite ! Sa robe est d’argent ou d’or, rehaussé de rubis et de saphirs !
corps allongé, légèrement aplatit latéralement. La tête forte se termine par une bouche largement fendue. Les maxillaires, la langue et les os de la bouche portent des dents dirigées vers l’arrière. L’extrémité de la caudale est généralement droite.
dos brun-jaune s’éclaircissant sur les flancs marqués de points bruns et rouges (ces derniers sont parfois absents ou cerclé de blanc). Le ventre est blanc ou jaune. Les coloris varient fortement selon les régions.
fario, truite de ruisseau, saumonée, trouette, truchat, troucho, troucia, truito, trotta, truitelle (jeunes)…
les truites des ruisseaux de montagne atteignent tout juste 18 à 20cm (80 à 100g), en plaine elles peuvent atteindre plusieurs kilos.

La truite de rivière se cantonne dans les eaux froides et courantes de la partie supérieure des rivières. Solitaire, elle vit dans sa cache, partout où le courant est amorti : proximité d’un herbier, amont ou aval d’un bloc de pierres, sous une berge creuse… carnassière, elle consomme des invertébrés (crustacés, mollusques, larves d’insectes) ainsi que les petits poissons (chabot, loche, vairon) qui l’accompagnent. Entre novembre et janvier au terme de migrations parfois importantes, les adultes rejoignent leurs sites de ponte (parties peu profondes, à fond de graviers et courant rapide). La femelle y creuse une cuvette allongée dans laquelle elle émettra ses ovules. Après la fécondation, la mère recouvre sa ponte de graviers.

Oui

Vairon

(phoxinus phoxinus)
Cyprinidés
Décrit par Linné en 1758
Cet effronté s’attaque à tout, y compris aux vers destinés à la truite. Mais parfois, sans que l’on sache pourquoi, il refuse tout appât, même les plus tentants.
corps de forme cylindrique, couvert d’écailles minuscules. La tête est forte, terminée par une petite bouche horizontale. La ligne latérale est incomplète.
corps jaune olivâtre marqué sur les flancs de taches noires.
cassot, arlequin, gravier, verdonchiard, médecin, garlesque…
5 à 10cm

Vivant en bancs souvent compact, le vairon fréquente les eaux claires et fraîches où il cohabite avec la truite. Tout ca qui passe à sa portée et qui semble consommable l’intéresse. Pêche d’enfant ou pêche familiale, le vairon se prend à la ligne légère. A noter : il constitue un appât très efficace pour la truite.

Oui